La résilience et la psychologie positive au service de l’entreprise

Partant du principe que nous exploitons nos capacités intellectuelles avant tout pour « résoudre des problèmes », les entreprises oublient en conséquence de se focaliser sur les qualités individuelles. La preuve : la plupart du temps, elles tirent des leçons de leurs échecs, mais rarement de leurs réussites. Le management « positif » s’intéresse aux éléments qui justement contribuent à cette réussite. Décryptage en forme de rebond.

Comme nous l’avons vu dans un article précédent, le concept de résilience appliqué au champ économique représente la capacité d’une entreprise à surmonter des difficultés ou des perturbations économiques, à s’adapter au changement, voire à renaître de ses cendres. En un mot : se reconstruire après un traumatisme ou se réinventer. Ainsi, au-delà de l’analyse des échecs ou des dysfonctionnements ayant contribué à retarder un projet – et en corollaire quasi-systématique la recherche de « coupables » – l’analyse de ce qui a fonctionné est aussi riche d’enseignement.

 

 

Psychologie positive et management appréciatif

C’est toute la démarche de l’école de la « psychologie positive », notamment prônée par Martin Seligman, chercheur en psychologie et professeur à l'Université de Pennsylvanie, qui s’attache à « l’étude scientifique des forces, du fonctionnement optimal et des déterminants du bien-être » selon wikipedia. Si les psychologues s’intéressent en premier lieu aux pathologies mentales, ils négligent souvent les moteurs de l’épanouissement, du bien-être et du bonheur. De cette théorie est dérivée l’approche du « management appréciatif », où le manager s’efforce de mettre en relief les forces et les atouts de son équipe, plutôt que de tenter de pallier ses faiblesses.

 

Plusieurs leviers peuvent être actionnés pour renforcer la résilience de l’entreprise : la diversité, l’adaptabilité, la réactivité, l’ouverture, la promotion de l’innovation et de la créativité. Et pour susciter la confiance, le manager doit s’attacher à mettre en cohérence ses paroles et ses actes, à responsabiliser en déléguant, à développer une éthique et un sens critique, et donc à tirer les leçons des échecs comme des succès.

 

Lire l’article

 

En complément :


les moyens de susciter la confiance dans l’entreprise
et un article sur la sécurité et la résilience

 

A lire sur MyProjectCafe :

« Compassion, empathie, bienveillance… le nouveau vocabulaire du management »
et « Au-delà des compétences : les qualités humaines »

 

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