Les nouvelles réalités de la gestion de projets

Le métier de la gestion de projets évolue. Dans un contexte de crise économique qui dure, on constate que les entreprises cherchent à reprendre le contrôle de leurs stratégies de développement et comptent sur la gestion de projets pour y parvenir. En clair, lassées d’attendre une reprise qui ne vient pas, elles reprennent leur destin en main. Mais si les bénéfices des approches projets ne font pas de doute, les entreprises doivent prendre en compte certains effets collatéraux, comme par exemple un écart de plus en plus grand entre la demande et l’offre de compétences spécialisées, ou la complexification accrue des projets.

La crise immobilière de 2007 s’est transformée en crack financier en 2008, qui lui-même s’est traduit en crise économique l’année suivante. Croissance en berne, gel des recrutements, chasse aux coûts, les premières mesures des entreprises face à cette situation consistent souvent à réduire leurs dépenses et laisser passer l’orage. Mais lorsque la crise dure, les politiques de réduction des dépenses ne peuvent mettre les entreprises dans des conditions propices à leur développement.

 

Alors, certaines entreprises décident d’aller de l’avant. Pour elles, relancer des projets est une manière de ne plus subir et de tenter de reprendre le contrôle de leur développement. Si les investissements restent minimes, on sent aujourd’hui un frémissement, par exemple au niveau des recrutements de professionnels de la gestion de projets. Une étude publiée par le Project Management Institute (PMI) en mars 2013 prévoit qu’entre 2010 et 2020, plus de 15 millions de postes de chefs de projets seront créés, dont 2,3 millions aux Etats-Unis et plus de 8 millions en Chine. Cette hausse de la demande se traduira en outre par une croissance du marché mondiale évaluée à plus de 6,6 milliards de dollars.

 

Si cette hausse de la demande en faveur de compétences spécialisées est positive pour les professionnels de la gestion de projets (la hausse de la demande s’accompagne mécaniquement de hausses de salaires), le revers de la médaille concerne les entreprises elles-mêmes : il devient de plus en plus difficile de recruter des professionnels, maîtrisant bien sûr les techniques et méthodes de gestion de projet, mais capables également d’assumer le rôle de plus en plus stratégique que les entreprises souhaitent leur confier. En effet, selon une autre étude du PMI, sur 10 compétences attendues chez les chefs de projets informatiques, seulement deux concernent des aspects purement techniques et huit, des aspects stratégiques.

 

Parmi les autres caractéristiques de la gestion de projets d’aujourd’hui mise en relief par l’article (bien qu’il date un peu) que nous vous proposons aujourd’hui : la complexification continuelle des projets (avec un élément qui est devenu une constante : l’incertitude), les nouveaux indicateurs de réussite des projets (par exemple : le cas fameux de l’Opéra de Sidney, qui malgré une douloureuse 13 fois supérieure aux prévisions est devenue le symbole de la modernité de la ville – les fameuses « externalités positives »…), la progression d’Agile et des méthodes flexibles, et la virtualisation des équipes projets.

 

Lire l’article : 

 

En complément :

Les solutions du PMI (en anglais) pour recruter et fidéliser les talents
et un article (en anglais) sur l’équilibre que doit trouver le bon chef de projets entre compétences générales et spécialisées

 

A lire sur MyProjectCafe :

« Du PMO au BSP : des managers de projets de plus en plus stratégiques » 
et « Bonnes pratiques et collaboration, alpha et oméga d’une gestion de projets efficace »

 

 

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